Le jour où j’ai osé

article de blog barbara andreLe premier jour où j’ai osé me dire OUI et décidé de changer, le jour où j’ai osé le luxe d’être moi, c’est le jour où je suis partie de mon boulot salarié. Ce jour là, j’ai eu l’impression de me jeter dans le vide, dans l’inconnu, l’instable. J’ai dû lâcher prise.
Ce jour là, j’ai eu [presque] confiance en moi (où plutôt mon chéri m’a dit qu’il avait confiance en moi), où je me suis dit que de toute façon je saurai rebondir et même revenir (et oui ! parce que j’avais demandé un congé sans solde).

Je vous resitue juste le contexte. Cela faisait 16 ans que j’étais dans cette boîte. Celle qui m’a embauché juste à la fin de mes études. J’ai gravi les “échelons”. J’ai concrétisé plein de projets, j’avais des collègues sympas et puis les autres… J’avais un bon salaire, un mari, un enfant, une grande maison avec une piscine et 2 crédits sur le dos ! 

Que demander de plus ? Juste la liberté d’être moi. Mais je ne le savais pas encore. J’avais juste un sentiment de mal être, comme un grain de sable dans cet engrenage si bien huilé.

Finalement il y a eu un 2ème jour où j’ai osé, j’ai osé démissionner 3 ans après ce premier jour. C’était comme une évidence, il n’y avait jamais eu pour moi de possibilité de revenir en arrière.
Ce jour là, en sortant du bureau, j’ai croisé une inconnue avec un joli accent d’Amérique du Sud. Pourquoi j’en suis venue à raconter à cette dame que je venais de démissionner, je ne sais plus, une histoire d’énergie vibratoire du bâtiment. Mais je me souviens clairement qu’elle m’a dit que j’avais bien fait, qu’il y avait de belles choses qui m’attendaient.

Ben là, si c’était pas un signe très clair pour une fois, sans ambiguïté, pas caché sous une pierre ou dans un nuage. Là au moins je ne pouvais pas le manquer.

Et en fait, il y a eu un 3ème jour où j’ai osé. J’ai osé me rendre compte il y a quelques mois, qu’il fallait “juste” me concentrer à faire ce qui me mettait en joie. C’est peut être à ce moment là que j’ai vraiment osé le luxe d’être moi et de vivre la vie que j’avais rêvée le premier jour où je suis partie de mon salariat.
Une vie qui me va et que je mène avec légèreté même quand il y a des coups de mou.

Finalement,  je ne sais pas si cette joie j’aurais pu la remettre dans ma vie même en restant salariée, si j’aurais pu finir par “oser le luxe d’être moi”. En tout cas, je sais que le chemin que j’ai parcouru et que je continue me ravit. 

PS : si tu veux découvrir les autres jours où j’ai osé, c’est dans mon parcours.

oser être soi
Bonnay Doubs - devant la maison de mes parents

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Cet article a 2 commentaires

  1. On a envie d’embarquer avec toi sur tous ces jours où tu as osé et on sent intimement qu’il y en aura plein d’autres. Bravo!

    1. Barbara André-Cussatlegras

      Merci Florence pour ces mots qui me touchent. Bisous

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